Tunisie Agriculture

 Maroc: Les exportations de fruits et légumes enregistrent une hausse de 18%

Les exportations de fruits et légumes enregistrent une hausse de 18%

juin 3, 2025 tunisieagriculture Après une légère baisse, le secteur marocain des fruits et légumes affiche une reprise vigoureuse lors de la campagne agricole 2024-2025, renforçant son rôle clé dans l’économie nationale et sa position essentielle dans les exportations. Selon les données du Comité de coordination des primeurs de Morocco Foodex, les volumes expédiés ont atteint 1,6 million de tonnes, soit une progression de 18 % par rapport à la saison précédente 2023-2024. Les tomates demeurent le principal produit des exportations Les tomates demeurent le produit phare des exportations marocaines, avec un volume de 649 000 tonnes, en hausse de 9 %. Cette performance a été particulièrement marquée entre septembre et décembre, avec un pic en novembre. Après un ralentissement en début d’année, les ventes ont repris en mars, avril et mai, notamment grâce aux tomates de segmentation. Les légumes et les fruits enregistrent également une forte croissance Les légumes enregistrent également une forte croissance, avec 536 000 tonnes exportées, soit une augmentation de 25 % par rapport à la campagne précédente. Les poivrons et piments dominent avec 179 000 tonnes, suivis des haricots verts (100 000 tonnes), des courgettes, courges et citrouilles (50 000 tonnes), des carottes (48 000 tonnes), des choux (29 000 tonnes) et des concombres (28 000 tonnes). Du côté des fruits, les expéditions ont progressé de 27 % pour atteindre 398 000 tonnes. Cette performance s’explique principalement par le succès de l’avocat, dont les exportations ont presque doublé à 115 000 tonnes (+92 %). Les myrtilles ont également vu leurs volumes croître de 26 % (81 000 tonnes). Les pastèques, framboises et mûres affichent aussi des hausses, tandis que les volumes de melon et de fraises restent stables, à respectivement 34 000 et 18 000 tonnes. En revanche, les exportations de grenades ont chuté de 27 %. Principaux marchés d’exportation L’Union européenne et le Royaume-Uni restent les marchés principaux, concentrant 86 % des exportations, soit 1,377 million de tonnes. La France est le premier importateur avec 521 000 tonnes (+7 %), suivie de l’Espagne (301 000 tonnes), du Royaume-Uni (206 000 tonnes), des Pays-Bas (186 000 tonnes) et de l’Allemagne (80 000 tonnes). L’Afrique subsaharienne représente la deuxième destination avec 179 000 tonnes exportées (11 % du total), principalement des légumes (141 000 tonnes) et des tomates (33 000 tonnes). Enfin, les pays du Golfe absorbent une part modeste de 1 % des exportations, essentiellement des fruits (7 000 tonnes) et de faibles volumes de tomates (3 000 tonnes) et légumes (2 000 tonnes). source: le360, l’économiste

Plus de 40 % de l’Europe est confrontée à la sécheresse

la sécheresse en Europe

juin 3, 2025 tunisieagriculture L’agriculture et la production hydroélectrique risquent de rencontrer des difficultés si les périodes de sécheresse liées au changement climatique persistent en Europe. La dernière mise à jour officielle de l’institut Copernicus révèle que plus de 40 % de l’Europe est actuellement confrontée à une forme ou une autre de sécheresse. Selon le rapport de l’Observatoire européen de la sécheresse (OED), pour la période du 11 au 20 mai, des poches du sud-est de l’Espagne, de Chypre, de la Grèce et des régions du sud-est des Balkans sont placées sous le niveau d’alerte le plus élevé. Mais un « avertissement » de sécheresse est également en place dans de vastes régions du nord et de l’est de l’Europe, à la suite d’un printemps chaud et sec qui a battu tous les records, sous l’effet du changement climatique. Le mois de mars a été le plus chaud jamais enregistré en Europe et certains pays ont connu leur mois de mars le plus sec, a précédemment indiqué le service européen Copernicus Climate Change Service (C3S). Alerte à la sécheresse dans les lieux de villégiature Au total, 1,6 % des 27 pays de l’UE (à l’exception de Madère, des Açores et des îles Canaries) ainsi que le Royaume-Uni sont en situation d’alerte. Selon la classification de l’OED, cela signifie que la végétation montre des signes de stress, que le sol manque d’humidité, ce qui place une zone en état d’alerte, et que les précipitations sont inférieures à la normale. Dans certaines régions méditerranéennes prisées des touristes, telles que les îles grecques de Santorin et Mykonos, la situation est particulièrement préoccupante. L’eau doit y être acheminée d’Athènes ou filtrée par des usines de dessalement pour remplir les piscines et les douches. Préoccupations pour l’agriculture dans les pays touchés par la sécheresse L’ODE met en garde contre l’apparition rapide de conditions d’alerte dans de vastes zones de l’Ukraine et des pays voisins, qui ont un impact sur les cultures et la végétation. L’Ukraine est l’un des pays d’Europe qui se réchauffent le plus rapidement, atteignant en 2023 une température de 2,7 °C supérieure à la moyenne de 1951-1980. En tant que grand exportateur de céréales, la sécheresse qui sévit dans ce pays a de graves répercussions sur l’approvisionnement alimentaire mondial. Certaines régions de Pologne et de Slovaquie souffrent également de la sécheresse. Des avertissements de sécheresse généralisés ont été émis dans le nord de l’Europe en raison du manque persistant de précipitations et des températures anormalement élevées. Selon l’indicateur combiné de sécheresse (ICS) de l’OED, 39,6 % des  pays de l’Union européenne et du Royaume-Uni font l’objet d’une alerte à la sécheresse. Source: euronews  

La faiblesse de la demande chinoise laisse l’Australie avec un excédent de blé

blé en Australie

mai 28, 2025 tunisieagriculture Les inventaires de blé australien seront probablement beaucoup plus élevés que l’année dernière à la fin de la saison, exerçant une pression sur les prix, en raison d’une baisse des importations chinoises et de la concurrence des importantes fournitures du concurrent russe, ont déclaré des analystes et des traders. Une vente à bas prix de grains stockés pourrait être nécessaire pour libérer de l’espace avant la nouvelle récolte de blé dans le dernier trimestre de l’année, ce qui pèserait sur les contrats à terme de Chicago qui se négocient déjà près de leur plus bas niveau depuis 2020 en raison d’une offre mondiale abondante. L’Australie n’a expédié que 546 000 tonnes de blé vers la Chine L’Australie n’a expédié que 546 000 tonnes de blé vers la Chine entre octobre et mars, soit les six premiers mois de sa saison commerciale, contre 2,9 millions de tonnes au cours des six premiers mois de la saison 2023/24 et 4,4 millions de tonnes au cours de la même période en 2022/23, selon les données douanières australiennes. « Si le rythme actuel des exportations australiennes se maintient, nous allons nous retrouver avec 5 à 6 millions de tonnes de report de la récolte de la saison dernière » a déclaré Vitor Pistoia, analyste chez Rabobank à Sydney. « Nous sommes en train de créer un problème majeur. Ce n’est pas comme si le marché mondial manquait d’approvisionnement », a-t-il ajouté, précisant que cela pourrait entraîner des ventes massives de céréales qui pourraient faire passer les prix de 325 à 350 dollars australiens la tonne actuellement à 300 dollars australiens (194 dollars américains). Selon les données du ministère américain de l’Agriculture, les stocks de blé de fin de saison en Australie se sont élevés en moyenne à 3,3 millions de tonnes au cours des cinq dernières années. l’Australie produise entre 28 et 34 millions de tonnes de blé cette année Les analystes s’attendent à ce que l’Australie produise entre 28 et 34 millions de tonnes de blé cette année. Ce chiffre serait en baisse par rapport aux 34,1 millions de tonnes de l’année dernière, mais bien supérieur à la moyenne décennale de 27,6 millions de tonnes, selon les données du gouvernement. Les acheteurs chinois ont réservé quatre ou cinq cargaisons de 55 000 tonnes de blé australien vers le début du mois de mai, mais ce sont les seules nouvelles commandes chinoises de cette année civile et elles n’ont pas été suivies d’autres commandes. La Chine, qui a connu une période de chaleur et de sécheresse dans ses principales régions agricoles, devrait connaître des précipitations dans ces régions jusqu’à mardi prochain, ce qui pourrait réduire encore la demande de blé importé. La Russie, quant à elle, a continué à expédier des céréales à des prix compétitifs, même pendant la saison morte, a déclaré un négociant en céréales à Singapour. Reuters  

L’Union européenne : réduire ses émissions nettes de CO2 de 54 % d’ici 2030.

réduire les émissions nettes de CO2

mai 28, 2025 tunisieagriculture L’Union européenne est en bonne voie pour atteindre son principal objectif climatique pour cette décennie, les plans de réduction des émissions de CO2 des pays membres devant permettre à l’Union de se rapprocher à un point de pourcentage de cet objectif, a déclaré mercredi la Commission européenne. L’UE est en bonne voie pour réduire ses émissions nettes de CO2: L’UE est en bonne voie pour réduire ses émissions nettes de gaz à effet de serre de 54 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, soit un peu moins que son objectif juridiquement contraignant de 55 %, a déclaré la Commission dans une analyse des politiques existantes dans l’UE et ses États membres. L’analyse montre que les gouvernements ont intensifié leurs efforts pour réduire les émissions au cours des deux dernières années, alors même que Bruxelles est confrontée à une réaction politique de certains pays qui demandent à l’UE d’assouplir son programme écologique. L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde, avec des inondations qui détruisent les récoltes et des incendies mortels liés au changement climatique qui frappent de plus en plus fréquemment les pays de l’UE. Cependant, alors que les industries sont encore sous le choc des prix élevés de l’énergie suite à la réduction des livraisons de gaz par la Russie en 2022 et à la perspective de droits de douane américains, l’UE est confrontée à des demandes croissantes de la part des gouvernements afin d’assouplir les mesures écologiques pour les entreprises en difficulté. Le commissaire européen à l’action pour le climat, Wopke Hoekstra, a déclaré que l’UE investirait davantage dans les technologies propres afin de garantir que les industries puissent prospérer grâce à la transition verte de l’Europe. Les émissions ont baissé de 37 % depuis 1990: « Les émissions ont baissé de 37 % depuis 1990, tandis que l’économie a connu une croissance de près de 70 %, ce qui prouve que l’action pour le climat et la croissance vont de pair. Nous devons maintenant poursuivre sur cette lancée », a déclaré M. Hoekstra. La Commission a cité des progrès significatifs dans le secteur de l’énergie, les sources renouvelables couvrant 24 % de la consommation d’énergie de l’UE en 2023. L’agriculture et les transports font partie des secteurs à la traîne, a-t-elle précisé. Les agriculteurs ont organisé des mois de manifestations à travers l’Europe l’année dernière, critiquant les politiques écologiques de l’UE. Le secteur agricole a largement échappé aux mesures climatiques de l’UE, et Bruxelles a assoupli certaines règles environnementales pour les agriculteurs en réponse aux manifestations. L’impact environnemental de l’utilisation des terres, qui comprend l’agriculture et la sylviculture, a également été exacerbé par des incendies de forêt sans précédent, qui épuisent la capacité des terres à stocker le carbone. Le « puits » de carbone de l’UE stocké dans les écosystèmes naturels tels que les prairies et les forêts ne devrait pas s’améliorer d’ici 2030, a déclaré la Commission. Reuters  

Production mondiale de céréales : un nouveau record attendu en 2025-2026

Production mondiale de céréales

mai 27, 2025 tunisieagriculture Le Conseil international des céréales (CIC) a revu à la hausse ses prévisions de récolte mondiale pour la campagne 2025-2026, atteignant un record de 2 375 millions de tonnes de céréales (blé, maïs, etc.).   Production totale estimée à 2 375 Mt, dont :   1 277 Mt de maïs, en forte hausse (+3 Mt par rapport à avril). Consommation mondiale : 2 372 Mt, légèrement révisée à la baisse en raison d’une moindre demande pour l’alimentation animale. Stocks de fin de campagne 2025-2026 : 585 Mt, soit +4 Mt par rapport aux prévisions précédentes. Le rôle central du maïs Le maïs tire à lui seul les perspectives de production à la hausse. Le CIC augmente ses prévisions pour la récolte à venir de 3 millions de tonnes par rapport à avril. La production mondiale de maïs est donc désormais attendue à 1 277 millions de tonnes pour la campagne 2025-2026. Par rapport à la campagne précédente, l’organisation souligne des gains de production certains en céréales dans l’Union européenne. En outre, « la production devrait également augmenter en Argentine et aux États-Unis ». La consommation serait aussi supérieure de 2 % par rapport à l’année précédente. Stocks bas pour la campagne précédente Les stocks de céréales de fin de campagne 2024-2025 sont estimés à 581 millions de tonnes selon le CIC, soit un des plus bas niveaux depuis dix ans. La production mondiale pour la campagne 2024-2025 est revue à la hausse de 7 millions de tonnes par rapport au mois d’avril, à un total de 2 310 millions de tonnes. Les augmentations concernent le maïs, principalement au Brésil, et le blé iranien. Soja : demande forte, tensions sur les stocks  En soja, les perspectives du CIC sont quasi inchangées pour la campagne 2024-2025 où la consommation mondiale devrait atteindre un sommet. En revanche pour 2025-2026, les stocks pourraient se tendre légèrement plus que prévu le mois dernier. La production serait stable — bien que toujours à des sommets en Amérique du Sud notamment – tandis que la consommation augmenterait légèrement. Le CIC réduit ainsi de 2 millions de tonnes ses prévisions de stocks de fin de campagne pour le soja. Il souligne une demande plus ferme dans les secteurs de l’alimentation animale, de l’alimentation humaine et de l’industrie pour la campagne de commercialisation 2025-2026.

Hausse de 46% des exportations des agrumes

Hausse des exportations des agrumes

mai 26, 2025 tunisieagriculture Les exportations d’agrumes ont enregistré, du 17 octobre 2024 jusqu’au 8 mai 2025, une hausse de 46%, pour atteindre 12,455 tonnes contre 8,510 tonnes, durant la même période de la saison écoulée, selon des données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). En termes de valeur, les exportations ont connu une progression de 28%. Elles s’élèvent, ainsi, à 37,74 millions de dinars(MD) contre 29,45 MD, durant la même période de la saison passée. L’orange maltaise demeure la variété la plus prisée sur les marchés internationaux, avec environ 5,6 tonnes exportées, représentant ainsi, 45% du volume total des exportations d’agrumes. Elle est suivie par la variété Navel (30%) et le Citron (22%). Selon l’ONAGRI, la Libye demeure la principale destination des agrumes tunisiens, avec 6,55 tonnes exportées (52,6%), suivie de la France (45,8%) et les pays du Golfe (1,4%).  

France: 17,7 % des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté

des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté

mai 23, 2025 tunisieagriculture L’Insee révèle dans une étude l’amplitude des écarts de revenu entre les exploitants agricoles et les grandes difficultés de certains. En 2020, le niveau de vie des exploitants agricoles s’élève en moyenne à 27 500 euros en France métropolitaine. Les exploitants ont en moyenne le même niveau de vie que l’ensemble de la population, mais avec une dispersion beaucoup plus forte : les 10 % d’exploitants les plus aisés ont un niveau de vie au moins 4,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus modestes (contre un ratio de 3,4 pour l’ensemble de la population). Le niveau de vie s’élève avec le niveau d’études : de 23 800 euros pour les exploitants peu ou pas diplômés, à 37 800 euros pour ceux ayant suivi des études supérieures longues. Par ailleurs, le niveau de vie est en moyenne plus élevé pour les exploitants spécialisés dans les cultures végétales que pour ceux spécialisés dans l’élevage. De façon moins prononcée, le niveau de vie des exploitants agricoles varie également avec l’âge : de 25 100 euros en moyenne en 2020 parmi ceux âgés de 40 ans ou moins, à 30 400 euros parmi ceux de 61 à 65 ans. La composition des revenus diffère elle aussi nettement selon l’âge et la formation suivie. En 2020, 17,7 % des exploitants vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, contre 14,4 % parmi l’ensemble de la population. Ce taux de pauvreté est plus élevé pour les exploitants agricoles vivant avec un conjoint travaillant sur l’exploitation (21,9 %), et plus bas pour les exploitants exerçant aussi une autre activité rémunérée sans lien avec l’exploitation (10,5 %). Insee

Le blé rebondit et porte le reste du marché des grains

Le blé rebondit

mai 22, 2025 tunisieagriculture La météo défavorable couplée à un état des cultures moins bon qu’attendu du blé américain ont entraîné une progression des prix du blé ont des deux côtés de l’Atlantique, entraînant à la hausse ceux du maïs et du soja. Entre du blé américain en moins bon état qu’attendu et les épisodes météo, les cours de la céréale ont pris de la vitesse ces derniers jours, de part et d’autre de l’Atlantique, entraînant dans leur sillage ceux du maïs et du soja. « Autant sur Euronext que sur Chicago, […] on observe un rebond marqué sur le blé », commente Sébastien Poncelet, analyste chez Argus Media France. Selon lui, les opérateurs spéculatifs qui ont parié à la baisse se couvrent désormais contre une hausse en rachetant sur le marché.  Conditions du blé  « Il y a eu un catalyseur très clair » derrière cette hausse, « à savoir le chiffre des conditions du blé d’hiver aux États-Unis, qui était attendu stable », précise Damien Vercambre, analyste chez Inter-Courtage. Désormais, 44 % du blé d’hiver est dans un état considéré comme « bon », contre 46 % la semaine passée, et 30 % comme « passable » contre 28 %, selon un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) publié lundi. Cette variation, qui peut sembler peu importante, a été l’élément déclencheur du rebond des prix du blé, avancent les analystes interrogés par l’AFP. Les acteurs du marché portent « peut-être aussi une plus grande considération aux […] problèmes climatiques qui apparaissent ici ou là », envisage Sébastien Poncelet. En Chine, la province du Henan est frappée par une canicule, tandis que certaines régions russes ont déclaré l’état d’urgence après des gels. Ces éléments climatiques jusque-là en retrait gagnent en importance dans l’analyse des marchés. Les cours du maïs et du soja ont suivi la tendance, bien qu’avec plus de retenue, en raison de conditions météorologiques favorables aux États-Unis et d’inondations en Argentine affectant la production de soja. Inondations en Argentine La récente hausse des cours du blé a poussé ceux du maïs et du soja. Mais ces deux céréales « restent pour le moment sur la touche en attendant de nouvelles informations », résume Michael Zuzolo, de Global Commodity Analytics and Consulting. Selon l’analyste, leur retenue pourrait être, en partie, liée à l’arrivée de pluies dans les régions américaines de production de soja et de maïs « qui (en) avaient tant besoin dans leurs zones de sécheresse ». Du côté du soja, les prix sont quelque peu soutenus par les récentes inondations provoquées par de fortes pluies dans le nord de l’Argentine. Ces dernières, quasi ininterrompues et équivalentes à près de cinq fois la normale locale en mai, ont fait déborder rivières et fossés, submergeant notamment des champs dans cette zone de pampa (plaine) sans relief. « Nous n’avons pas encore une idée précise du nombre de pertes de récoltes que nous allons enregistrer », nuance toutefois Michael Zuzolo. Les opérateurs continuent aussi de surveiller les développements dans la guerre commerciale lancée tous azimuts par le président américain Donald Trump à l’encontre des partenaires commerciaux des États-Unis. « Le marché était très optimiste […] lorsque l’accord mutuel entre les États-Unis et la Chine a été annoncé et lorsque le président Trump a déclaré qu’il allait négocier avec d’autres partenaires commerciaux », rappelle Dewey Strickler, analyste pour Ag Watch Market Advisors. Mais il n’a été fait état d’aucun avancement concret depuis, indique le spécialiste. AFP  

Mahdia : un congrès international sur l’innovation technologique et la durabilité de la gestion de l’eau

un congrès international sur l’innovation technologique et la durabilité de la gestion de l’eau

mai 19, 2025 tunisieagriculture La ville de Mahdia accueillera, du 20 au 22 mai 2025, un congrès international autour du thème :« Technologies innovantes au service des Objectifs de Développement Durable (ODD) : Enjeux et perspectives »,organisé dans le cadre d’un projet de recherche soutenu par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Ce rendez-vous scientifique et stratégique vise à explorer le rôle central des femmes dans la gestion et la préservation des ressources en eau, en valorisant leurs savoirs traditionnels, souvent transmis de génération en génération. Le congrès entend favoriser le dialogue entre experts, communautés locales, et décideurs, afin de renforcer l’intégration effective des femmes dans la gouvernance de l’eau, aux échelles locale, nationale et internationale. L’un des objectifs majeurs de l’événement est de promouvoir une synergie entre les connaissances ancestrales, majoritairement portées par les femmes, et les innovations scientifiques et technologiques contemporaines, pour une gestion de l’eau plus résiliente, équitable et durable.Le congrès abordera également les obstacles structurels – juridiques, économiques, culturels – freinant la pleine participation des femmes dans ce domaine stratégique. En réponse, les organisateurs ambitionnent de formuler des recommandations opérationnelles et de définir des feuilles de route concrètes, encourageant leur participation active dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques liées à l’eau. Enfin, cette rencontre vise à consolider des alliances stratégiques et multipartites – réunissant la société civile, les institutions publiques, le secteur privé et le monde académique – pour accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable, notamment ceux relatifs à l’eau (ODD 6) et à l’égalité des sexes (ODD 5). la presse

Le Brésil: Exportation en chute après la détection de grippe aviaire

la détection de grippe aviaire

mai 19, 2025 tunisieagriculture La confirmation du tout premier cas de grippe aviaire hautement pathogène dans un élevage commercial au Brésil commence à susciter des répercussions commerciales, avec la suspension des importations de volaille brésilienne décrétée par la Chine, l’Union européenne et l’Argentine. Le foyer a été détecté dans une ferme de production d’œufs fertiles à Montenegro, dans l’État du Rio Grande do Sul (sud), ont indiqué vendredi les autorités sanitaires brésiliennes. Dès l’annonce du résultat, les mesures de confinement ont été activées : isolement de l’exploitation, abattage préventif des volailles, destruction des œufs, interdiction de mouvement et surveillance accrue dans un rayon de 10 kilomètres. La Chine et l’Union européenne en tête En réaction, la Chine a suspendu pour une durée initiale de 60 jours les achats de viande de poulet en provenance du Brésil, son principal fournisseur. L’Union européenne a également interrompu ses importations, conformément au protocole d’auto-embargo conclu avec le Brésil en cas de détection d’un foyer.  Le Brésil est le premier exportateur mondial de viande de poulet, et la Chine la première destination de ces exportations, avec plus de 562 000 tonnes en 2024. Cela représente 10,89 % des ventes brésiliennes à l’étranger, selon les données de l’Association brésilienne de protéine animale (ABPA). L’Union européenne a pour sa part importé plus de 231 000 tonnes de viande de poulet brésilien, soit 4,49 % des exportations de ce pays pour ce produit. Le Mexique, le Chili et l’Uruguay Le Mexique, le Chili et l’Uruguay ont tous suspendu leurs importations de viande de poulet en provenance du Brésil. En 2024, le Mexique était la huitième destination des exportations brésiliennes avec plus de 173 000 tonnes, représentant 4,2 % du total. Le Chili a importé plus de 111 000 tonnes la même année. L’Uruguay a également pris des mesures similaires, selon les autorités brésiliennes. 17 000 volailles ont été tuées par le virus ou abattues Selon les autorités de l’État de Rio Grande do Sul, environ 17 000 volailles se trouvaient dans l’exploitation où a été identifié le foyer de grippe aviaire, où étaient produits des œufs destinés à la reproduction. La plupart ont été tuées par le virus et les autres ont été abattues. Elles ont été enterrées sur place.  À titre préventif, 450 tonnes d’œufs fécondés provenant de cette ferme ont également été détruites dans l’État de Minas Gerais. En réponse, les autorités brésiliennes ont renforcé les mesures sanitaires dans la zone concernée. Le Mexique a interdit l’importation de viande de poulet, d’œufs fécondés et de poussins de moins de trois jours en provenance du Brésil. La grippe aviaire A est apparue en 1996 en Chine, mais, depuis 2020, le nombre de foyers chez les oiseaux a bondi et un nombre croissant d’espèces de mammifères a été touché, tout comme des régions du monde jusqu’alors épargnées, comme l’Antarctique. Aux États-Unis, plus de 30 millions de poules pondeuses ont été euthanasiées depuis le début de l’année, entraînant une pénurie d’œufs et une hausse de leurs prix. Le Brésil, premier exportateur mondial de viande de volaille, espère ainsi contenir l’impact économique de ce premier foyer en élevage, après plusieurs cas recensés ces deux dernières années chez des oiseaux sauvages. Le pays a notifié l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et ses principaux partenaires commerciaux. Sur le plan sanitaire, les autorités brésiliennes insistent sur l’absence de risque pour la consommation de viande de poulet et d’œufs, à condition qu’ils soient bien cuits. Si le foyer reste isolé, les analystes jugent que les répercussions sur le marché mondial pourraient être limitées. En revanche, une généralisation des suspensions pourrait entraîner un excédent de production sur le marché intérieur, une chute des prix et un ralentissement de la production à moyen terme. la france agricole/tap  

La production française de carottes se maintient pour la campagne de 2024-2025

La production française de carottes

mai 13, 2025 tunisieagriculture La production française de carottes pour le marché du frais atteindrait 343 100 tonnes pour la campagne de 2024-2025 (1), selon les prévisions d’Agreste arrêtées au 1er avril 2025. Il s’agit d’un niveau équivalent à celui de la campagne de 2023-2024. Dans son dernier Infos rapides, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture souligne cependant « des disparités selon les bassins ». La production augmenterait de 10 % dans le bassin de l’Ouest sur la campagne de 2024-2025 par rapport à 2023-2024, à la faveur d’une augmentation de surfaces dans les mêmes proportions. Agreste estime la production à 96 500 tonnes sur ce bassin pour la campagne en cours. Baisse de la production dans le Sud-Ouest La production de carottes serait en revanche en baisse de 4 % dans le bassin du Sud-Ouest. Les conditions météorologiques, marquées par des pluies et des épisodes de gel, y ont été particulièrement difficiles pour les cultures en janvier. « Les fortes pluies ont compliqué les travaux agricoles et favorisé l’apparition de maladies qui ont affecté la qualité du produit », note Agreste. Selon la dernière estimation d’Agreste, la production s’élèverait à 126 200 tonnes sur la campagne de 2024-2025 dans le Sud-Ouest. Ce bassin demeure la principale région de production de carottes pour le frais, totalisant 42 % des surfaces françaises, malgré un recul du nombre d’hectares de 5 % sur les cinq dernières années. amélioration de production en février et en mars En février et en mars, les conditions de production se sont améliorées, permettant des récoltes « supérieures à la moyenne quinquennale dans le bassin de l’Ouest et proches de la moyenne dans le bassin du Sud-Ouest ». Concernant la commercialisation, Agreste relève des prix inférieurs à ceux de la campagne précédente sur la période de janvier à mars 2025. Notamment en mars, « les prix ont été inférieurs de 26 % à ceux de 2024 et de 2 % à la moyenne de 2020-2024 sur le même mois ». Forte hausse des exportations En cumul de mai 2024 à février 2025, comparativement à la même période de la campagne précédente pour les carottes et navets, les exportations enregistrent une nette hausse, de 65 %, à 97 300 tonnes. Les importations sont, quant à elles, en hausse de 4 %, à 110 000 tonnes. Agreste calcule que « le déficit des échanges extérieurs en volume se réduit de 34 300 tonnes ». la france agricole  

Dégradation des sols en Europe en raison de pratiques agricoles intensives

Dégradation des sols en Europe

mai 9, 2025 tunisieagriculture Un rapport révèle que plus de 60 % des sols agricoles de l’UE et environ 40 % des sols britanniques sont dégradés en raison de pratiques agricoles intensives, compromettant la sécurité alimentaire et exacerbant les effets du changement climatique. Les experts de l’initiative Save Soil ont déclaré que nourrir et restaurer les sols agricoles pourrait réduire l’impact de la crise climatique et offrir une protection contre l’aggravation des extrêmes climatiques, ainsi que contre les pénuries alimentaires et les hausses de prix susceptibles de les accompagner. cette dégradation des sols modifie le cycle de l’au de la terre et exacerbe l’impact de la crise dans une cercle vicieux. les sols appauvris, manquant de leur structure naturelle, sont incapables de retenir l’eau en quantité, de sorte que lorsqu’il pleut, l’eau a tendance à s’en écouler, aggravant les inondations; mais en période de sécheresse, lorsque des sols sains agiraient comme une éponge, les sols pauvres ont peu de résilience. Save Soil, qui plaide pour des pratiques agricoles régénératives, a appelé à ce que la restauration des sols soit une priorité clé des programmes climatiques, et à des changements dans les politiques agricoles et les subventions pour la récompenser. « L’Europe et le Royaume-Uni connaissent des extrêmes – des champs desséchés un mois, des villes inondées le mois suivant. Ce que ce rapport rend clair, c’est que nos sols ne nous protègent plus », a déclaré un porte-parole du groupe. « Nous perdons l’infrastructure naturelle qui gère l’eau. » En 2022, un tiers de la population de l’UE et 40 % des terres du bloc ont été touchés par la pénurie d’eau, tandis que l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne ont également connu des inondations désastreuses en 2023-2024, selon le rapport. Les niveaux des eaux souterraines ont chuté d’un tiers en France, et le Royaume-Uni est susceptible de connaître une sécheresse cette année malgré des records de pluie l’année dernière. Près de la moitié de la population urbaine mondiale, soit environ 2,4 milliards de personnes, fera face à une pénurie d’eau d’ici 2050, selon l’ONU. Des hausses de prix de certaines denrées affectées par la crise climatique, y compris le café et le chocolat, sont déjà constatées par les consommateurs. L’année dernière, une étude de l’ONU a révélé qu’un excès de sel réduisait déjà la fertilité d’au moins 10 % des terres à l’échelle mondiale, tandis qu’un milliard d’hectares supplémentaires étaient menacés. Des sols sains stockent également plus de carbone, contribuant à compenser l’impact des combustibles fossiles. The gardian